IF THE “Mile of the Century” between Britain’s Roger Bannister and Australia’s John Landy was the most talked-of race in track and field history before its running on 7 August 1954 at the Empire Games in Vancouver, the marathon that had begun two hours earlier on the same afternoon was to become, thanks to Jim Peters, the stuff of athletics legend.
techniques
9 01 2009I. – Le suicide proprement dit
1. Technique. – Les suicidants utilisent le plus souvent les moyens couramment mis en œuvre, que l’on peut classer en trois catégories (O 10) :
(a) Procédés traumatiques. Armes blanches (couteaux, rasoirs, ciseaux, etc.), armes à feu (revolver, fusil, explosif, etc.); précipitation (défenestration, chute d’un rocher, etc.), écrasement (train, voiture, machine industrielle), brûlures (inflammation, crémation), caustiques (soude, potasse, acides).
(b) Procédés asphyxiques. Pendaison; strangulation, suffocation ; noyade (mer, rivière, mare, baignoire) ; vapeurs de charbon; gaz; électrocution.
(c) Procédés toxiques. Tous les poisons sont utilisés (sels arsenicaux, strychniques, mercuriels, teinture d’iode, belladone, barbituriques, alcool, aspirine, cyanure de mercure, etc.)
En France (O 6), on observe une différence suivant le sexe : le mode le plus fréquent est la pendaison (41% de suicides masculins, 26% des suicides féminins) ; les armes sont le deuxième mode pour les hommes (30%) tandis que les substances toxiques sont le deuxième moyen pour les femmes (24,5%); la noyade est beaucoup plus utilisée chez les femmes (20%) que chez les hommes.
En fonction de l’âge, les modes varient : les armes sont plus employées chez les hommes avant 55 ans qu’après ; la pendaison augmente avec l’âge dans les deux sexes ; les toxiques augmentent avec l’âge jusqu’à 45 ans pour diminuer ensuite ; la noyade augmente pour les deux sexes après 55 ans.
On a souligné la rareté des noyades en Suède, Norvège, Danemark, la fréquence du poison en Chine (opium, sels arsenicaux). Le hara-kiri japonais est tombé en désuétude au profit des armes à feu et du poison (O 22).
Il existe des variations saisonnières : en hiver : le gaz ; en été : la noyade. Les auteurs lyonnais (A. Lacassagne) ont même établi une différence significative entre noyade volontaire dans le Rhône et dans la Saône. Dans le premier fleuve se précipiteraient plus fréquemment les sujets jeunes de sexe masculin alors que le second aux eaux plus calmes serait plutôt choisi pour la submersion suicidaire par les femmes et les vieillards.
Il existe également des variations selon les régions :
En province, on use de : pendaison ; arme à feu (fusil de chasse) ; noyade.
A Paris : gaz ; médicaments ; précipitations :
Tour Eiffel 339 cas
Arc de Triomphe 33 cas
Buttes-Chaumont 15 cas
Notre-Dame 12 cas
Colonne de Juillet 5 cas
Ceci de 1889 à 1965.
Pierre Moron, Le suicide (Series Que sais-je?)
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l’autre moi
10 07 2008cette méthode (de Sainte-Beuve) méconnaît ce qu’une fréquentation un peu profonde avec nous-mêmes nous apprend: qu’un livre est le produit d’un autre moi que celui que nous manifestons dans nos habitudes, dans la société, dans nos vices. Ce moi-là, si nous voulons essayer de le comprendre, c’est au fond de nous-mêmes, en essayant de le recréer en nous, que nous pouvons y parvenir.
…En quoi le fait d’avoir été l’ami de Stendhal permet-il de le mieux juger? Le moi qui produit les oeuvres est offusqué pour ces camarades par l’autre, qui peut être très inférieur au moi extérieur de beaucoup de gens.
en aucun temps, Sainte-Beuve ne semble avoir compris ce qu’il y a de particulier dans l’inspiration et le travail littéraire, et ce qui le différencie entièrement des occupation des autres hommes et des autres occupations de l’écrivain. Il ne faisait pas de démarcation entre l’occupation littéraire, où, dans la solitude, faisant taire ces paroles, qui sont aux autres autant qu’à nous, et avec lesquelles, même seuls, nous jugeons les choses sans être nous-mêmes, nous nous remettons face à face avec nous-mêmes, nous tâchons d’entendre, et de rendre, le son vrai de notre oceur, et non la conversation!
En réalité, ce qu’on donne au public, c’est ce qu’on à écrit seul, pour soi-même, c’est bien l’oeuvre de soi. Ce qu’on donne à l’intimité, c’est-à-dire à la conversation (si raffinée soit-elle, et la plus raffinée est la pire de toutes, car elle fausse la vie spirituelle en se l’associant : les conversation de Flaubert avec sa nièce et l’horloger sont sans danger) et ces productions destinées à l’intimité, c’est-à-dire rapetissées au goût de quelques personnes et qui ne sont guère que de la converations écrite, c’est l’oeuvre d’un soi bien plus extérieur, non pas du moi profond qu’on ne retrouve qu’en faisant abstraction des autres et du moi qui connaît les autres, le moi qui a attendu pendant qu’on était avec les autres, qu’on sent bien le seul réel, et pour lequel seuls les artistes finissent par vivre, comme un dieu qu’ils quittent de moins en moins et à qui ils ont sacrifié une vie qui ne sert qu’à l’honorer.
Proust, Contre Sainte-Beuve
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the genius is in the grammar
9 07 2008Je lis seulement à l’instant … l’article du distingué critique de La Nouvelle Revue française sur “le Style de Flaubert”. J’ai été stupéfait, je l’avoue, de voir traiter de peu doué pour écrire, un homme qui par l’usage entièrement nouveau et personnel qu’il a fait du passé défini, du passé indéfini, du participe présent, de certains pronoms et de certaines prépositions, a renouvelé presque autant notre vision des choses que Kant, avec ses Catégories, les théories de la Connaissance et de la Réalité du monde extérieur….. Read the rest of this entry »
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Tags: Flaubert, Proust
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Berlin flat
15 05 2008View through to living room from bedroom
living room
[switching to night photography]
(Ahem, yes, I have taken advantage of the high ceilings to stack boxes containing a couple of hundred copies of the hardback edition of my first novel, as well as a couple of hundred copies of John Chris Jones’ The Internet and Everyone, on top of a bookcase…)
Bedroom
Fabulous traditional Altbau plaster mouldings
View through to kitchen from bedroom
Kitchen / library (there is a full-size fridge but I could not get it in the frame with my iBook)
Bathroom
Coal heating. The apartment has two tiled coal ovens, one in each of the big rooms. I’ve ordered a ton of Rekord briketts, which are the best (cleanest, slowest burning), in 25kg bundles. Each oven needs 6-8 bricks twice a day, with possibly an extra two last thing at night.
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paradoxe du bouquiniste
15 04 2008Quiconque fréquente les bouquinistes trouve sur leurs rayons une image de la pensée française du XVIIIe siècle bien différente de celle à laquelle il estpréparé par l’enseignement reçu. Durant ses études on ne lui guère parlé, pour cette époque, que d’auteurs soit franchement opposés au fait religieux, soit ne l’envisageant que comme caution de la moralité, mais toujours adversaires des religions constituées, et plus encore des orthodoxies. Si on lui a parlé d’un écrivain exprimant les vues d’une Eglise, ce n’est qu’en tant que repoussoir, comme Mgr de Beaumont qui n’est cité que pour sa condamnation de Rousseau et pour introduire à la lettre-défense de celui-ci, ou l’abbé Bergier qui ne sert qu’à faire ressortir l’originalité de Rousseau ou de d’Holbach. Read the rest of this entry »
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Tags: Islam
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Helplessness
11 04 2008In this regard, we should mention C.P. Richter’s (1957) striking findings on the sudden death of wild rats. Richter discovered that after he had squeezed wild rats in his hand until they stopped struggling, they drowned within 30 minutes of being placed in a water tank from which there was no escape, unlike nonsqueezed rats, who swam for 60 hours before drowning.
Martin Seligman, Helplessness (1975) p. 59
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Tags: Seligman
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beautiful systems
13 03 2008Max Horkheimer hat noch 1919 Max Weber in der Münchner Universität erlebt. Wie wenig der Theoretiker der Idealtypen über die konkrete geschichtliche Situation zu sagen wusste, ist noch dem alt gewordenen ehemaligen Studenten im Gedächtnis geblieben. 1965 erinnerte sich Horkheimer nach einem Referat des berühmtesten amerikanischen Weberianers Talcott Parsons an seine “krasse Enttäuschung”, die ihm und seinen befreundeten Kommilitonen damals Max Webers Definitionen des Rätesystems bereitet hatten: “So präzise war alles, so wissenschaftlich strenge, so wertfrei, dass wir ganz traurig nach Hause gingen.”
Detlev Claussen: Theodor Adorno, Ein Letztes Genie
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Minimundo
24 12 2007O Demônio da Coca-cola
– Eu sou o demônio da Coca-cola! Filho do Líquido Negro, Senhor de Todas as Bolhinhas de Gás! Arauto do Prazer Gaseificado!
– Eu sempre achei que era bom demais pra ser verdade — disse um dos rapazes, colocando o copo da lado.
– Eu disse pra não esfregar a garrafa — falou o outro.
O Demônio abreu os braços, surpeso.
– Mas vocês têm direito a três pedidos!
– Opa — disse o rapaz, pegando o copo de volta.
Bernardo Moraes, Minimundo (Colleção 2000, Instituto Estadual do Livro)
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Tags: Bernardo Morae
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l’inconscient est orphelin
24 09 2007Pourtant le moi, c’est comme papa-maman, il y a longtemps que le schizo n’y croît pas. Il est au-delà, il est derrière, dessous, ailleurs, mais pas dans ces problèmes-là. Et là où il est, il y a des problèmes, des souffrances insurmontables, des pauvretés insupportables, mais pourquoi vouloir le ramener à ce d’où il est sorti, le mettre dans ces problèmes qui ne sont plus les siens, bafouer sa vérité à laquelle on a cru suffisament rendre hommage en lui donnant un idéal coup de chapeau? On dira que le schizo ne peut plus dire moi, et qu’il faut lui rendre cette fonction sacrée d’énonciation.
“Je ne dirai plus moi, je ne dirai plus jamais, c’est trop bête. Je mettrai à la place, chaque fois que je l’entendrai, la troisième personne, si j’y pense. Si ça les amuse. Ça ne changera rien.” Et s’il redit moi, ça ne change rien non plus. Tellement hors de ces problèmes, tellement au-delà.
Car enfin, il ne faut rien se cacher, Freud n’aime pas les schizophrènes, il n’aime pas leur résistance à l’oedipianisation, il a plutôt tendance à les traiter comme des bêtes.
Avant d’être l’affection du schizophrène artificialisé, personnifié dans l’autisme, la schizophrénie est le processus de la production du désir et des machines désirantes.
D&G l’anti-Oedipe
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