barthes

17 07 2011

hu

 

01 Part 1





poems recited at 1325 Ave of the Americas, 10.00-10.55 am, 23 September 2009

12 07 2010

Come my Celia, let us prove

While we may the joys of love

Time will not be ours forever

He at length our good will sever

Spend not then his gifts in vaine

Suns that set may rise again

But when we once lose our little light

It is with us perpetual night

(Jonson)





lange zeit nicht gesehen

13 06 2010

Barthes: Ce sont seulement mon enfance et mon adolescence dont les images me fascinent encore.








blasphemy

6 01 2010

En réalité, c’était toujours à cause du problème communiste qu’il y avait de l’opposition contre Camus. C’était toujours et surtout quelque chose de politique, une sorte de malentendu. Camus avait dénoncé le goulag et les procès de Staline. Aujourd’hui, nous pouvons dire qu’il avait raison. Mais à l’époque, dire qu’il y avait des camps de concentration en URSS était blasphématoire, vraiment très grave.

Catherine Camus, discussing Camus’s Le premier homme, more here.





finish lines

7 03 2009

IF THE “Mile of the Century” between Britain’s Roger Bannister and Australia’s John Landy was the most talked-of race in track and field history before its running on 7 August 1954 at the Empire Games in Vancouver, the marathon that had begun two hours earlier on the same afternoon was to become, thanks to Jim Peters, the stuff of athletics legend.

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techniques

9 01 2009

I. – Le suicide proprement dit

1. Technique. – Les suicidants utilisent le plus souvent les moyens couramment mis en œuvre, que l’on peut classer en trois catégories (O 10) :
(a)    Procédés traumatiques.  Armes blanches (couteaux, rasoirs, ciseaux, etc.), armes à feu (revolver, fusil, explosif, etc.);  précipitation (défenestration, chute d’un rocher, etc.), écrasement  (train, voiture, machine industrielle), brûlures (inflammation, crémation), caustiques (soude, potasse, acides).
(b)    Procédés asphyxiques.  Pendaison; strangulation, suffocation ; noyade (mer, rivière, mare, baignoire) ; vapeurs de charbon; gaz; électrocution.
(c)    Procédés toxiques.  Tous les poisons sont utilisés (sels arsenicaux, strychniques, mercuriels, teinture d’iode, belladone, barbituriques, alcool, aspirine, cyanure de mercure,  etc.)

En France (O 6), on observe une différence suivant le sexe : le mode le plus fréquent est la pendaison (41% de suicides masculins, 26% des suicides féminins) ; les armes sont le deuxième mode pour les hommes (30%) tandis que les substances toxiques sont le deuxième moyen pour les femmes (24,5%); la noyade est beaucoup plus utilisée chez les femmes (20%) que chez les hommes.

En fonction de l’âge, les modes varient : les armes sont plus employées chez les hommes avant 55 ans qu’après ; la pendaison augmente avec l’âge dans les deux sexes ; les toxiques augmentent avec l’âge jusqu’à 45 ans pour diminuer ensuite ; la noyade augmente pour les deux sexes après 55 ans.

On a souligné la rareté des noyades en Suède, Norvège, Danemark, la fréquence du poison en Chine (opium, sels arsenicaux).  Le hara-kiri japonais est tombé en désuétude au profit des armes à feu et du poison (O 22).

Il existe des variations saisonnières : en hiver : le gaz ; en été : la noyade.  Les auteurs lyonnais (A. Lacassagne) ont même établi une différence significative entre noyade volontaire dans le Rhône et dans la Saône. Dans le premier fleuve se précipiteraient plus fréquemment les sujets jeunes de sexe masculin alors que le second aux eaux plus calmes serait plutôt choisi pour la submersion suicidaire par les femmes et les vieillards.

Il existe également des variations selon les régions :
En province, on use de : pendaison ; arme à feu (fusil de chasse) ; noyade.
A Paris : gaz ; médicaments ; précipitations :

Tour Eiffel        339 cas
Arc de Triomphe    33 cas
Buttes-Chaumont    15 cas
Notre-Dame        12 cas
Colonne de Juillet    5 cas

Ceci de 1889 à 1965.

Pierre Moron, Le suicide (Series Que sais-je?)





l’autre moi

10 07 2008

cette méthode (de Sainte-Beuve) méconnaît ce qu’une fréquentation un peu profonde avec nous-mêmes nous apprend: qu’un livre est le produit d’un autre moi que celui que nous manifestons dans nos habitudes, dans la société, dans nos vices. Ce moi-là, si nous voulons essayer de le comprendre, c’est au fond de nous-mêmes, en essayant de le recréer en nous, que nous pouvons y parvenir.

…En quoi le fait d’avoir été l’ami de Stendhal permet-il de le mieux juger? Le moi qui produit les oeuvres est offusqué pour ces camarades par l’autre, qui peut être très inférieur au moi extérieur de beaucoup de gens.

en aucun temps, Sainte-Beuve ne semble avoir compris ce qu’il y a de particulier dans l’inspiration et le travail littéraire, et ce qui le différencie entièrement des occupation des autres hommes et des autres occupations de l’écrivain. Il ne faisait pas de démarcation entre l’occupation littéraire, où, dans la solitude, faisant taire ces paroles, qui sont aux autres autant qu’à nous, et avec lesquelles, même seuls, nous jugeons les choses sans être nous-mêmes, nous nous remettons face à face avec nous-mêmes, nous tâchons d’entendre, et de rendre, le son vrai de notre oceur, et non la conversation!

En réalité, ce qu’on donne au public, c’est ce qu’on à écrit seul, pour soi-même, c’est bien l’oeuvre de soi. Ce qu’on donne à l’intimité, c’est-à-dire à la conversation (si raffinée soit-elle, et la plus raffinée est la pire de toutes, car elle fausse la vie spirituelle en se l’associant : les conversation de Flaubert avec sa nièce et l’horloger sont sans danger) et ces productions destinées à l’intimité, c’est-à-dire rapetissées au goût de quelques personnes et qui ne sont guère que de la converations écrite, c’est l’oeuvre d’un soi bien plus extérieur, non pas du moi profond qu’on ne retrouve qu’en faisant abstraction des autres et du moi qui connaît les autres, le moi qui a attendu pendant qu’on était avec les autres, qu’on sent bien le seul réel, et pour lequel seuls les artistes finissent par vivre, comme un dieu qu’ils quittent de moins en moins et à qui ils ont sacrifié une vie qui ne sert qu’à l’honorer.

Proust, Contre Sainte-Beuve